#4, Au désert

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En-dessous de « Morocco » vous trouvez Ouarzazate. Descendez la route en direction du sud-est sur 150km et vous tombez sur Zagora (au dernier croisement). Continuez 70km sur la route qui plonge vers le sud, vers la frontière, vers nulle part, et vous atteignez Tagounite.

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Début novembre donc, je pars pour une semaine à Tagounite. C’est le désert, une vaste plaine vide semée de cailloux, et les dunes ne sont pas loin.

La maison vue du désert, le désert vu de la maison :

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Je passe la semaine chez un couple malto-marocain qui accueille wwoofers et couchsurfeurs. Y a pas grand-chose à faire, je bosse une petite heure par jour à creuser une tranchée pour y enfouir une future canalisation.

Le reste du temps, je vais faire un tour à Tagounite (20.000 habitants), qui est à 30min à pied (dans le désert) de la maison. C’est à ces occasions que mes espadrilles rendent l’âme, trouées de part en part par la caillasse.

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Je passe aussi un certain temps à la maison à boire des thés à l’absinthe (juste la plante, pas l’alcool) et à continuer un roman (c’est l’histoire d’un squat dans une ville imaginaire assiégée par des chauvesouris géantes, j’ai mis le point final à Tanger et je ne suis pas contre quelques lecteurs, histoire d’avoir un avis dessus ; moi pour l’instant je ne sais pas trop quoi en penser).

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Des couchsurfeurs vont et viennent (Etats-Unis, Lituanie, Russie). Avec Levon et sa copine (un couple ukraino-arménien, mais quand ils ne voyagent pas ils habitent Moscou alors je vais dire Moscovites ça ira plus vite), on demande à notre hôte Ahmed de nous emmener dans le désert, pour y camper une nuit. On prend la voiture (on est 7 dedans hahaha), on passe le col voisin et on roule vers les dunes.

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La lune a la bonne idée d’être pleine, ce soir-là.
En arrivant dans les dunes je suis hyper enthousiaste, je cours comme un crétin partout de crête en crête, ça m’étonne un peu et je comprends après que pendant des années mon cerveau a assimilé « dunes » à « dune du Pilat » et « dévaler dans le sable ».

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Le désert de sable, c’est difficile à décrire. C’est une incroyable expérience visuelle parce que rien n’accroche le regard, il n’y a que des courbes, à l’infini. Un océan de ciel bleu pour la moitié haute, un océan jaune de courbes pures et immobiles pour la moitié basse.
Sensation d’apaisement incomparable.

Au bout d’une semaine, je repars sur Ouarzazate en stop avec les Moscovites, remontant donc toute la vallée du Drâa depuis Tagounite. Une explosion de palmiers sur des centaines de kilomètres, cernés de massifs arides.

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