#1, Une ferme en Alentejo

Une vingtaine de travailleurs et une demi-douzaine de bénévoles d’un peu partout : Portugal, Espagne, Allemagne, USA. (France donc aussi.) C’était une ambiance de vie collective assez proche de celle que je connaissais des chantiers et des vacances en groupe. Bref, rien à voir avec la Slovénie, mais pourquoi faudrait-il comparer ?

Je suis pas en grand kiff sur les vaches (j’en ai peut-être parlé dans l’article sur le mois de juillet) mais certaines races de vaches sont jolies quand même. Celle-ci, si j’étais un graveur égyptien, je lui tirerais le portrait direct, tactac sur mon petit bas-relief en grès, merci mademoiselle.

Ouais, environ 950 dindes quand je suis arrivé là-bas. Je dis bien « quand je suis arrivé », parce qu’un virus avait commencé à sévir dans leurs enclos et on ramassait entre vingt et trente cadavres de dindes tous les jours, aux quatre coins des enclos.

Comme le type de la vidéo. Ooh noon, six dindes mortes de plus (seis mais perus mortos…)… En même temps c’est pas toujours facile à dire, parce que mêmes vivantes elles n’ont pas vraiment de lueur d’intelligence dans le regard. Mais mortes elles sont à l’écart, raides et la plume terne. Enfin, de tous les animaux de la ferme, c’est pour moi celui où on peut se dire que Dieu n’existe pas, ou alors qu’il planchait sur son La dinde – premier jet quand il a entendu Plus belle la vie commencer et qu’il a rejoint la télé en se disant avec beaucoup de mauvaise foi qu’il avait fini son taf.

Donc il y avait aussi 300 cochons et les cochons c’est un animal avec lequel j’ai un peu de mal parce qu’il me donne l’impression que rien ne le distraira, ne serait-ce qu’une seconde, de son désir de nourriture, et que si vous vous trouvez entre lui et ce qu’il conçoit comme nourriture (ce qui représente un éventail de choses assez large) il se dira peut-être « Mais ne peut-on pas considérer cet individu comme nourriture ? ». Bref, cet animal ne m’inspire pas confiance. C’est dommage, j’aimerais un jour pouvoir dépasser cette méfiance (enfin c’est pas non plus une priorité brulante).

Je vous raconterai dans mon bilan de l’été une dernière anecdote sur les cochons de Freixo do Meio d’ailleurs. Sur un cochon mort. Une sale histoire.

Si vous aviez du mal à vous représenter le paysage typique en Alentejo, c’est celui-ci.

Donc j’y suis resté une semaine et puis j’ai appris que la date des vendanges avait été avancée et j’ai fait mon sac.

Bêêê. (Mais le mec. Paye ton blog.)

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