#1, Djiboumboumpow

djibouti

Les arcades du centre-ville, la librairie francophone, les vieux bâtiments de style colonial, des fétiras (des sortes de chawarmas) bœuf-poulet bonnes comme un kebab de Plaisance, la douce chaleur de décembre, un peu d’air marin, le port à l’ouest, l’Aden à l’est, des thés au lait en terrasse et… le français qui se comprend presque partout. Avec mes couchsurfeurs on parle de Paul Watson, un mec qui avec son ONG internationale maritime Sea Shepherd coule depuis trente ans les flottes baleinières illégales du globe, on parle de pochoirs, de tatouages, de Burning Man où ils sont allés trois fois, du Boom aussi, on mange du crabe (de palétuvier) à la béchamel et des gambas à la plancha…

crabe

La vie est douce et c’est vraiment très agréable de pouvoir communiquer en toute sérénité avec les gens, de choisir les mots qu’on veut, de nuancer, de blaguer, d’échanger des choses sans importance. Ça change de mes chaotiques efforts linguistiques en arabe et en amharique (parlons même pas du somali).

A Djibouti on dit qu’on habite à Djibout’ ; on parle de miloufs (les militaires), de Djibs (-outiens) et de choufs (travailleurs : gardien, portier, laveur de voiture…).

centre

Le thé, les sandwichs, les minibus et les samossas sont aussi peu chers qu’en Ethiopie et au Somaliland. Le prix des hôtels, des restaurants et des transports longue-distance, c’est un autre délire.

Côté politique, le président a passé une loi pour avoir le droit de faire un troisième mandat ; en outre c’est devenu au fil de sa présidence le 3ème homme le plus riche d’Afrique. Rien à signaler.

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